Vente aux enchères publiques

OEP Enchères - Noeud d'écharpe présumé du marquis de la Rouërie

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Nœud d'écharpe, présumé du marquis de la Rouërie en satin blanc, avec un nœud d'où pend un gland en passementerie d'or, fleurs de lys en drap d'or cousues en applique, frangé or ( les franges de l'écharpe probablement postérieures).

Époque fin XVIIIe - début du XIXe siècle.

Présentée sous verre dans un cadre doré du XIXème siècle, sur fond de velours rouge, avec une gravure du portrait du marquis, ainsi qu'une étiquette postérieure marquée à la plume « Trouvé par le Cen Hévin chez le brigand la Rouerie à St Ouen le 1 juin 1792 »  maintenue par un cachet de cire rouge de commune au modèle de la Restauration. On joint :Dans un cadre représentation du Domaine de la Rouërie annoté.

Provenance :

-Aurait été pris par le commissaire Julien Pierre Marie HEVIN , d'après l'étiquette du cadre.

-Collections particulières.

-Acquis en salle des ventes vers 1950 par les propriétaires actuels.

Armand Tuffin de La Rouërie (1751-1793), plus connu sous le nom de marquis de La Rouërie, est une figure emblématique de la contre-révolution française. Officier breton issu de la noblesse, il se distingue très jeune par son tempérament indépendant et son engagement militaire. Après avoir servi dans l'armée française, il combat en compagnie de Rochambeau aux côtés des insurgés américains durant la guerre d'Indépendance des États-Unis, où il acquiert une solide réputation de chef de guerre. et devient le colonel Armand.De retour en France, hostile aux excès de la Révolution, en 1791 il organise en Bretagne un mouvement clandestin royaliste connu sous le nom d'Association bretonne, préfigurant la chouannerie. Face au marquis de la Rouërie préparant un soulèvement depuis son château de Saint Ouen la Rouërie, les administrateurs (républicains) de Rennes envoyèrent un détachement du 16e dragons, avec ordre des mettre le siège devant le château de la Roüerie, sous la direction de deux commissaires François VARIN et Julien Pierre Marie HEVIN, avocat membre du directoire du département. Arrivés le 31 mai au soir aux abords du château, ils le perquisitionnèrent le lendemain, en l'absence de son propriétaire. On ne trouva que peu de choses d'après les témoignages de l'époque mis à part quelques lettres compromettantes. Traqué par les autorités révolutionnaires, La Rouërie meurt en 1793, avant d'avoir pu lancer une insurrection générale. Son action et sa légende en font l'un des premiers symboles de la résistance royaliste à la Révolution.Le Musée d'art et d'histoire de Cholet conserve sous le numéro d'inventaire 979.0644.1 une écharpe royaliste aux mêmes types de fleurs de lys appliquées.

Bibliographie :

J.M. CROSEFINTE, « Le costume du combattant vendéen », p.267 et s, planche 83.

G.LENOTRE, « Le marquis de la Rouërie et la conjuration bretonne », Perrin & Cie, 1899.

Présenté conjointement par Messieurs Arnaud de GOUVION SAINT-CYR, expert en armes et souvenirs historiques et Aymeric de VILLELUME, expert en textiles anciens.

Lots

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